La Sagrada Familia, Barcelona, spain.

La Franc-Maçonnerie Régulière et Universelle regroupe toutes les Obédiences à travers le monde ; y adhèrent tous les francs-maçons initiés Régulièrement, dans le contexte précis des « landmarks ».

En France, il existe un certain nombre d’Obédiences, chacune avec ses spécificités. Notre Obédience, créée le 2 octobre 2003, fut le résultat d’une analyse, parfois douloureuse et attristée, de ce qu’était trop souvent devenue la Franc-Maçonnerie en France via certaines Obédiences, d’où la prise de conscience de la nécessité d’un renouveau.

Au début des années 2000, trois constats pouvaient être établis :


1er Constat

D’abord, la Franc-Maçonnerie ou plutôt certaines Obédiences sont trop souvent dominées par des passions, humaines certes, mais souvent dévastatrices. Au fil du temps, les ambitions politiciennes, l’affairisme, la bureaucratie ont dominé les structures.

Elles en ont parasité le fonctionnement et, plus grave encore, elles ont fait oublier le message maçonnique fondamental : Apprendre à se construire, à s’élever.

Nombre de francs-maçons négligeaient les principes maçonniques élémentaires au profit de la défense de leurs seuls intérêts. Comme pour une maison, les fondations devenaient moins importantes que la décoration des murs. Voilà qui explique notamment l’ « hémorragie » subie par la Franc-Maçonnerie française.

En vingt ans, 125 000 membres l’ont désertée, déçus par trop d’affairisme, du faible niveau de réflexion en Loge, que du manque d’implication sérieuse des cérémonies. Ce à quoi il faut ajouter le verrouillage dans certaines Obédiences par les « apparatchiks », quelques Frères qui stérilisent la vie maçonnique, ayant oublié ce pourquoi ils sont entrés (théoriquement) en Loge, ou qui chercheraient d’avantage les décors et honneurs que le bonheur de partager notre fraternité.

Il est illusoire d’entrer en Franc-maçonnerie pour obtenir en Loge, une autorité, une reconnaissance non obtenues dans la vie professionnelle ou privée.

2eme Constat

Le second constat est qu’il faudrait paradoxalement « remaçonnifier » les relations entre les Obédiences. Nous en avons assez de cette guerre ouverte ou secrète, sournoise ou véhémente, entre elles.

Les obédiences qui ne sont pas capables de maintenir les liens fraternels avec les composantes de la Franc-Maçonnerie Française, n’a, de toute évidence, plus aucun message à donner.

Il faut décloisonner les Obédiences, car la Franc-Maçonnerie n’est pas seulement une école de tolérance, elle est aussi une école de concorde. La tolérance est le premier étage ; la concorde est le fait de marcher, tous ensemble, vers un même but : La recherche de la Vérité et le progrès moral.

D’où cette terrible conclusion : si une partie de la FrancMaçonnerie Française n’est plus capable de maintenir les liens entre ses composantes les plus anciennes. Quel message peut-elle encore donner à la Société ?

3eme Constat

Enfin, il est évident qu’aujourd’hui l’expression du message maçonnique doit être renouvelée. Or quel est-il de nos jours ? Soit la Franc-maçonnerie est entourée de « pseudo mystères », permettant des spéculations parfois extravagantes, ou elle succombe au repli sur elle-même, soit elle se livre à une « pseudo ouverture », dévoilant davantage ses dysfonctionnements alors qu’elle à tant de choses dire, à apporter aux Hommes et aux Femmes.

Cependant, elle doit impérativement conserver son principe de discrétion et de transmission propres. C’est l’essence même de la Franc-maçonnerie. À la G:.L:.C:.S:.., nous nous efforçons d’apporter une réponse aux interrogations fondamentales de l’Humanité :

« Qui suis-je ? Que puis-je ? Que sont les autres pour moi ? »

Cette démarche est d’autant plus essentielle maintenant que la quête de sens et la recherche de valeurs constituent une caractéristique de notre époque. Encore faut-il être convaincu d’avoir quelque chose à dire, encore faut-il avoir la volonté de transmettre ce message fondamental, encore faut-il avoir le goût de la rencontre, le sens de l’humilité, le souci du perfectionnement. Ces ambitions pourtant fondamentales, devraient être au centre des préoccupations de tous les Francs-Maçons. Ces trois constats et les motivations en découlant ont présidé à la création de la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité. Elle est l’œuvre de Francs-Maçons possédant une grande pratique des Rituels. Leur décision fut loin d’être improvisée. Ils se demandaient même s’il n’était pas incongru de créer une nouvelle obédience alors que le paysage maçonnique était déjà fortement fragmenté ! Leur choix fut l’aboutissement d’une réflexion profonde et l’objet d’échanges passionnés.

Au terme de deux ans de gestation, le 2 octobre 2003, fut créée la G:.L:.C:.S:., première Obédience Française Laïque, Mixte et Théiste. Était-ce un événement ? Certainement si l’on juge que toute création de ce type est un enfantement exaltant et difficile à la fois ; assurément lorsqu’on connaît la difficulté pour tout Franc-Maçon de rompre avec des Frères et des Sœurs et de couper le cordon ombilical avec sa « Loge Mère ».

Mais moins, si l’on considère l’histoire de la FrancMaçonnerie, marquée régulièrement par l’apparition de nouveaux regroupements comme en témoigne ce bref historique des principales obédiences en France :

1751, la Stricte Observance Templière.

1773, le Grand Orient de France.

1893, l’Ordre Mixte Français International du Droit Humain.

1894, la Grande Loge de France.

1913, La Grande Loge Nationale Française.

1945, La Grande Loge Féminine de France.

1958, La Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra.

1973, La Grande Loge Mixte Universelle.

2003, La Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité.

La Franc-Maçonnerie est plurielle, chacune des obédiences a sa propre personnalité, sa spécificité et sa raison d’être dans le paysage Maçonnique français.

Les racines de la Franc-Maçonnerie et ses symboles remontent, pour certains, à l’an 29 avant Jésus Christ par le Livre d’Architecture de Vitruve et les Collegia des Romains. Pour d’autres c’est en 1717 à la naissance de la Grande Loge de Londres. En 1723, elle se dote des Constitutions et d’une Charte rédigées par le Pasteur Anderson. Nombre des épisodes intermédiaires furent glorieux et ou tragiques, ne serait-ce que l’épopée des Templiers, leur anéantissement et l’exécution de Jacques de Molay, Grand Maître du Temple, livré au bucher en 1314 par le roi Philippe le Bel et le pape Clément V.

Dès lors, les Templiers rescapés se réfugièrent en Écosse d’où l’hypothése de l’origine de la Franc-Maçonnerie Écossaise.

Mais quelles que soient l’histoire et les origines de la Franc-Maçonnerie, l’essentiel est qu’elle existe et puisse permettre, depuis des siècles, à des Hommes et des Femmes de se construire, de s’élever et que ses Rituels les guident dans leur quête spirituelle, humaine et fraternelle. Elle propose, à celles et ceux de toutes origines, sociale, culturelle, religieuse, philosophique ou politique de se retrouver régulièrement (deux fois par mois), pour travailler ensemble et apprendre à s’enrichir de leurs différences respectives.

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